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samedi, 14 avril 2007

Dossier : Eaux troubles en Rhône-Alpes

Pollution : les eaux troubles de la région (extrait)

Le pacte écologique de Nicolas Hulot n'a pas fait long feu. Tel un effet de mode, tous nos aspirant(e)s président(e)s se sont précipités pour le signer... avant de faire passer ce thème par pertes et profits dans la campagne électorale. Pourtant, de dérèglements climatiques en catastrophes naturelles, de disparitions humaines en extinction d’espèces animales et végétales, notre planète subit une mort lente et douloureuse. Historiquement, la pollution a commencé à se greffer durablement dans l’environnement à partir du XIXe siècle, avec la révolution industrielle. Et, bien que les pays développés aient pris conscience de la nocivité de leur négoce, ils ont fait le choix de continuer à troquer des pétrodollars contre l’existence et ce, jusqu’à aujourd’hui. La plupart des analystes sont unanimes pour dire que si tous les habitants de la planète vivaient avec le même train de vie que la moyenne française, ce ne sont pas moins de trois Terre qui seraient nécessaires. A l’échelle de notre région, une grande partie du patrimoine « hydrobiologique » pâtit amèrement des effluents générés par l’industrie chimique et l’agriculture. On aura beau tenter de nous convaincre que ces activités sont saines et contrôlées de près par l’Administration, il reste que ces activités constituent le noyau dur de ce que l’on pourrait appeler « le scandale de la pollution des eaux en Rhône-Alpes ». Elles sont responsables de la contamination des 2/3 de nos cours d’eau, provoquent une perte inestimable en terme de biodiversité par l'extinction d'espèces végétales ou animales et, pire encore, présentent désormais une menace pour l’homme. Certes, quelques communes ont été condamnées et les collectivités territoriales prétendent tout mettre en œuvre pour changer la donne, sauf condamner les entreprises. De leur côté, les associations de protection de l’environnement doutent que la région parviendra à atteindre « le bon état écologique » fixé par la Directive européenne cadre sur l’eau à l’échéance 2015, et estiment qu’il faudra demander une dérogation jusqu’en 2021 au minimum.

77 mégatonnes de déchets rejetés dans l’eau par l’industrie… Mercure, nickel, plomb, hydrocarbures, PCB, nitrates, pesticides… les eaux de Rhône-Alpes regorgent de substances classées « dangereuses prioritaires ». Selon Alain Chabrolle, administrateur de la Frapna Rhône  (1) « seule la moitié du rendement épuratoire est efficace ». C’est dire si le système d’aides et de redevances de l’Agence de l’eau est efficace. Quant aux lois sur les ICPE et sur les IPPC, elles n’ont semble-t-il pas suffit à stopper les entreprises dans leur déni de l’environnement. Au cours de la seule année 2005, un rapport de la DRIRE (2) estime à près de 78 mégatonnes la quantité de produits polluants rejetés dans le milieu naturel rhonalpin par l’industrie (chimie, agroalimentaire, textile, déchets, etc.) Ce même rapport précisant que « ces données tiennent compte des traitements subis par les effluents, y compris si ces traitements sont effectués à l’extérieur de l’établissement, station d’épuration par exemple ». En tête du classement des plus grands pollueurs, on retrouve les usines Rhodia, regroupées au sein du GIE Osiris. Le GIE Osiris compte deux sites, l’un situé à Saint-Fons et l’autre sur la commune de Roussillon en Isère. Ce dernier est responsable de 5 734 tonnes d’émissions polluantes directement rejetées dans le Rhône en 2005. La même année, la masse de pollution des usines Rhodia de Saint-Fons s’élevait à 1278,6 tonnes. D’aucun n’a été condamné. Mais, prenons garde, et sachons de quoi nous parlons. Il s’agit malgré tout d’installations classées... pour le bien de l’environnement !

... et des quantités de nitrates et de pesticides par l’agriculture

Aux rejets industriels, s’ajoutent les pollutions d’origines agricoles. Suivant une étude de la DIREN (3) la région Rhône-Alpes est la seconde région du bassin Rhône-Méditerranée-Corse, après la Bourgogne , à compter le plus de stations d’épuration classées (STEP) en qualité médiocre et mauvaise. A ces niveaux-là, les concentrations en nitrates et en pesticides sont amplement supérieures au seuil d’alerte qui est de 25 mg/l. Dans la Drôme , elles atteignent, à certains endroits, les 80 mg/l. L’inertie des maires de certaines communes et le non respect des périmètres de sécurité par les agriculteurs, autour des plans d’eau, constituent les principales causes de ce type de pollution. « Les pollutions diffuses d’origine agricole sont responsables de plus de 80 % de l’azote retrouvé dans les eaux souterraines. Ces flux, additionnés aux flux urbains, constituent la majeure partie des flux rejetés dans le district. De plus, nous avons répertorié une trentaine de stations d’épuration, responsabilité des collectivités territoriales, ne respectant pas la réglementation sur la pollution des eaux. Et, pire encore, huit zones où l’absence de STEP nuit gravement à l’environnement. Dans certaines agglomérations, comme à Trévoux dans l’Ain ou la Mure dans l’Isère, le traitement des eaux est défectueux voire inexistant. Cet inventaire n’est malheureusement pas complet, il s’agit de cas particulièrement flagrants » commente Alain Chabrol, administrateur Rhône de la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (Frapna).

Dossier réalisé par Abdelwahid Djaballah 

La suite (quantités de PCB, qualité de l'eau du robinet, politique de l'eau et intérêts économique, etc.) dans Les Potins d'Angèle, n°77 - du 12 au 18 avril 2007 !

 

 

lundi, 09 avril 2007

Le classement 2006 de la liberté de la presse dans le monde

Rang Pays Note
1 Finlande 0,50
- Irlande 0,50
- Islande 0,50
- Pays-Bas 0,50
5 République tchèque 0,75
6 Estonie 2,00
- Norvège 2,00
8 Slovaquie 2,50
- Suisse 2,50
10 Hongrie 3,00
- Lettonie 3,00
- Portugal 3,00
- Slovénie 3,00
14 Belgique 4,00
- Suède 4,00
16 Autriche 4,50
- Bolivie 4,50
- Canada 4,50
19 Bosnie-Herzégovine 5,00
- Danemark 5,00
- Nouvelle-Zélande 5,00
- Trinidad et Tobago 5,00
23 Allemagne 5,50
- Bénin 5,50
- Jamaïque 5,50
26 Namibie 6,00
27 Lituanie 6,50
- Royaume-Uni 6,50
29 Costa Rica 6,67
30 Chypre 7,50
31 Corée du Sud 7,75
32 Grèce 8,00
- Maurice 8,00
34 Ghana 8,50
35 Australie 9,00
- Bulgarie 9,00
- France 9,00
- Mali 9,00
39 Panama 9,50
40 Italie 9,90
41 El Salvador 10,00
- Espagne 10,00
43 Taïwan 10,50
44 Afrique du Sud 11,25
45 Cap-Vert 11,50
- Macédoine 11,50
- Mozambique 11,50
- Serbie-Monténégro 11,50
49 Chili 11,63
50 Israël (territoire israélien) 12,00
51 Japon 12,50
52 République dominicaine 12,75
53 Botswana 13,00
- Croatie 13,00
- Etats-Unis (territoire américain) 13,00
- Tonga 13,00
57 Uruguay 13,75
58 Fidji 14,00
- Hong-Kong 14,00
- Pologne 14,00
- Roumanie 14,00
62 Chypre (partie Nord) 14,50
- Guinée-Bissau 14,50
- Honduras 14,50
- République centrafricaine 14,50
66 Madagascar 15,00
- Togo 15,00
68 Equateur 15,25
69 Nicaragua 15,50
70 Burkina Faso 16,00
- Kosovo 16,00
- Lesotho 16,00
73 Congo 17,00
- Koweït 17,00
75 Brésil 17,17
76 Argentine 17,30
77 Emirats arabes unis 17,50
- Mauritanie 17,50
- Sénégal 17,50
80 Albanie 18,00
- Qatar 18,00
82 Paraguay 18,25
83 Timor-Leste 18,50
84 Liberia 19,00
85 Moldavie 19,17
86 Mongolie 19,25
87 Haïti 19,50
88 Tanzanie 19,82
89 Géorgie 21,00
90 Guatemala 21,25
91 Angola 21,50
92 Malaisie 22,25
93 Comores 22,50
- Zambie 22,50
95 Niger 24,50
- Seychelles 24,50
97 Maroc 24,83
98 Bhoutan 25,00
- Côte d’Ivoire 25,00
- Turquie 25,00
101 Arménie 25,50
- Malawi 25,50
103 Indonésie 26,00
- Sierra Leone 26,00
105 Inde 26,50
- Ukraine 26,50
107 Liban 27,00
108 Cambodge 27,25
109 Guinée 27,50
- Jordanie 27,50
111 Bahreïn 28,00
112 Cameroun 28,25
- Pérou 28,25
114 Gabon 28,50
115 Venezuela 29,00
116 Ouganda 29,83
117 Tadjikistan 30,00
118 Kenya 30,25
119 Etats-Unis (hors territoire américain) 31,50
120 Nigeria 32,23
121 Djibouti 33,00
122 Thaïlande 33,50
123 Kirghizistan 34,00
124 Tchad 35,50
125 Burundi 39,83
126 Algérie 40,00
127 Swaziland 40,50
128 Kazakhstan 41,00
- Rwanda 41,00
130 Afghanistan 44,25
131 Colombie 44,75
132 Mexique 45,83
133 Egypte 46,25
134 Autorité palestinienne 46,75
135 Azerbaïdjan 47,00
- Israël (hors territoire israélien) 47,00
137 Bangladesh 48,00
- Guinée équatoriale 48,00
139 Soudan 48,13
140 Zimbabwe 50,00
141 Sri Lanka 50,75
142 Philippines 51,00
- République démocratique du Congo 51,00
144 Maldives 51,25
- Somalie 51,25
146 Singapour 51,50
147 Russie 52,50
148 Tunisie 53,75
149 Gambie 54,00
- Yémen 54,00
151 Bélarus 57,00
152 Libye 62,50
153 Syrie 63,00
154 Irak 66,83
155 Viêt-nam 67,25
156 Laos 67,50
157 Pakistan 70,33
158 Ouzbékistan 71,00
159 Népal 73,50
160 Ethiopie 75,00
161 Arabie saoudite 76,00
162 Iran 90,88
163 Chine 94,00
164 Birmanie 94,75
165 Cuba 95,00
166 Erythrée 97,50
167 Turkménistan 98,50
168 Corée du Nord 109,00

Journalistes incarcérés, journalistes assassinés

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Reporter sans frontières publie une "liste noire" des ennemis de la liberté de la presse. Cette liste recense les noms de tous les individus s’étant rendus personnellement coupables de crimes ou de délits graves à l’encontre de journalistes ou de médias et qui continuent d’échapper à la justice.

Outre les faits flagrants, cette liste ne prend pas en compte les moyens de pressions exercés sur les rédactions et les journalistes par les "politiques". Citons en exemple Gérard Collomb, maire de Lyon, qui est à l'origine du limogeage et/ou de la refonte de deux rédactions et de journalistes lyonnais  "un peu trop curieux".

Par ailleurs, qu'en est-il de la famille Gbagbo, soupçonnée de l'enlèvement et du meurtre présumé du journaliste français Guy-André Kieffer depuis 4 ans ?

Ils font partie des détracteurs de la profession :

Auteur : Abdou Bojang 
Fonction : policier de Banjul 
Type d'atteinte : Agression
Lieu : Gambie , Gambie
Date : 2 mai 2005
Etat de la procédure : Aucune procédure en cours
Nom et média de la victime : Momodou Gassama, du journal The Independent

Récit de l'affaire :
Momodou Gassama, du journal The Independent, a été agressé, en mars 2005, puis placé en détention par la police du quartier de Kanifing, à Banjul. Il a relaté avoir été brutalisé par l’agent Abdou Bojang (matricule 258), en service à la National Training Authority (NTA) alors qu’il réalisait un reportage sur la fermeture du MJK Plus Computer Centre. Traîné jusqu’au poste de police, il a été contraint de rédiger une déclaration et d’y mettre ses empreintes sans la signer. Momodou Gassama enquêtait sur la fermeture du centre par la NTA.

 

Auteur : Hawa Sangaré 
Fonction : soeur du ministre de l’Environnement 
Type d'atteinte : Agression
Lieu : Guinée , Guinée
Date : 2 mai 2005
Etat de la procédure : Aucune procédure en cours
Nom et média de la victime : Sotigui Kaba, reporter du groupe de presse Le Lynx-La Lance.

Récit de l'affaire :
Le 24 février, la Brigade anticriminalité (BAC) et la police municipale de Conakry ont roué de coups Sotigui Kaba, reporter du groupe de presse Le Lynx-La Lance. Le journaliste avait été dépêché par sa rédaction pour couvrir une manifestation de chauffeurs routiers, dans le quartier de Matoto, une banlieue de la capitale. Dès son arrivée sur les lieux, il a été pris à partie et insulté par Hawa Sangaré, sœur du ministre de l’Environnement Kader Sangaré. "Ces farfelus de journalistes viennent nous provoquer dans notre service", aurait-elle déclaré, avant d’ordonner aux policiers de brutaliser Sotigui Kaba. Le journaliste a été fouetté, frappé à coups de matraque, de crosse de fusil et de bottes, avant d’être déshabillé. Son carnet de notes, sa carte de presse et sa carte d’identité ont été confisqués.

 

Auteur : Jeremiah Chihana 
Fonction : Neveu du leader du parti politique Alliance pour la démocratie 
Type d'atteinte : Agression
Lieu : Malawi , Malawi
Date : 2 mai 2005
Etat de la procédure : Aucune procédure en cours
Nom et média de la victime : Collins Mtika, du Daily Times

Récit de l'affaire :
Le reporter Collins Mtika du Daily Times a été battu, le 29 janvier 2005, par des partisans de l’Alliance pour la démocratie (AFORD), un parti de la coalition au pouvoir, lors d’une conférence de presse. Le leader de l’AFORD, Chakufwa Chihana, souhaitait commenter devant la presse la décision de certains responsables politiques de le démettre de ses fonctions suite à des accusations de mauvaise gouvernance et de fraude. Collins Mtika a déclaré que le neveu de Chakufwa Chihana, Jeremiah Chihana, avait ordonné à des membres du parti de le battre, l’accusant de "rapporter des mensonges sur son dirigeant". Le journaliste a eu l’oeil gauche tuméfié et diverses contusions au corps.

 

Auteur : Capitaine "Jules" 
Fonction : Responsable de la Garde républicaine à Kisangani 
Type d'atteinte : Agression
Lieu : Kisangani , R.D. Congo
Date : 24 avril 2006
Etat de la procédure : Aucune procédure en cours
Nom et média de la victime : Anselme Masua, Radio Okapi

Récit de l'affaire :
Le journaliste Anselme Masua avait été envoyé par son employeur couvrir le début du recensement des troupes de l’unité attachée à la présidence de la République appelée “Garde républicaine”. Ces troupes doivent être réformées avant d’intégrer la nouvelle armée nationale congolaise. Clairement identifié comme un journaliste de Radio Okapi, Anselme Masua a été insulté, ainsi que sa radio et la MONUC, dès son entrée dans le camp, par le capitaine "Jules”, responsable du détachement de la Garde républicaine. Ses hommes l’ont alors frappé sur le crâne et dans le dos à plusieurs reprises. Le journaliste a ensuite été raccompagné par le capitaine lui-même à son bureau, au siège de la MONUC.

 

Auteur : Pereyra, Daniel 
Fonction : Fils du maire de Florencio Varela 
Type d'atteinte : Menaces de mort
Lieu : Quilmes , Argentine
Date : 2 mai 2005
Etat de la procédure : Aucune procédure en cours
Nom et média de la victime : Daniel Otero, Azul TV

Récit de l'affaire :
En septembre 2004, le journaliste Daniel Otero a révélé des absences de ravitaillement, et parfois des livraisons de nourriture avariée, dans les cantines scolaires de la commune de Florencio Varela (banlieue sud de Buenos Aires). L’enquête mettait en cause le maire, Julio Pereyra et l’ancien président du Conseil scolaire, Genaro Simioli. Daniel Otero a alors reçu des menaces anonymes, sans conséquences. Le 25 décembre, son fils Juan Manuel Otero a été violemment agressé par une bande de sept individus parmi lesquels figurait Daniel Pereyra, le fils du maire. Le 12 mars 2005, la vitre du véhicule de Daniel Otero a été brisée et un couteau a été placé sur le siège avant en guise d’avertissement. http://www.rsf.org/article.php3 ?id_article=12960

 

Auteur : Flávio Rogerío de Oliveira, Adriano Gomes da Silva et un dénommé "Cláudião" 
Fonction : Sympathisants du Parti des travailleurs 
Type d'atteinte : Agression
Lieu : São Paulo , Brésil
Date : 22 juin 2005
Etat de la procédure : Aucune procédure en cours
Nom et média de la victime : Lúcio Storm et Gilmário Batista, de la télévision Globo

Récit de l'affaire :
Les deux reporters réalisaient un reportage sur des dissensions au sein du Parti des travailleurs (PT), lorsque trois hommes ont surgi en criant "Mensonge, mensonge". Ils ont ensuite donné des coups de pieds dans le camion de tournage avant de s’en prendre aux journalistes. Lúcio Storm a eu les ligaments de la main droite sectionnés et des blessures aux genous. Le cameraman Gilmário Batista a filmé l’agression, permettant à la police d’identifier les agresseurs.

 

Auteur : Front 34 des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) 
Fonction : Chef du Front 34 des FARC 
Type d'atteinte : Enlèvement ou séquestration
Lieu : Dabeida , Colombie
Date : 2 mai 2005
Etat de la procédure : En cours d’instruction
Nom et média de la victime : Hernán Echeverri, du bimensuel Urabá

Récit de l'affaire :
Hernán Echeverri, photographe du bimensuel Urabá Hoy, a été libéré le 17 avril 2005, près de la municipalité d’Apartadó, (nord-ouest du pays), après trois mois de captivité. La semaine précédente, les proches d’Echeverri avaient accepté de diffuser à la demande du Front 34 des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) un message dénonçant les "excès" des autorités de la région d’Antioquia. Aucune rançon n’aurait, en revanche, été payée. Le photographe avait été enlevé le 22 janvier à un barrage installé par le Front 34 des FARC dans la localité de Dabeiba (dans la région d’Urabá). http://www.rsf.org/article.php3 ?id_article=12395

 

Auteur : Rojas, Martin 
Fonction : Leader du gang des "Chupaductos" 
Type d'atteinte : Assassinat ou tentative d’assassinat
Lieu : Etat de Veracruz , Mexique
Date : 2 mai 2005
Etat de la procédure : En cours d’instruction
Nom et média de la victime : Raul Gibb Guerrero, de La Opinión

Récit de l'affaire :
Assassiné le 8 avril 2005 dans l’Etat de Veracruz (Est), le directeur du quotidien La Opinión Raúl Gibb Guerrero avait été victime d’une tentative de corruption un an auparavant. Des membres d’un gang local, "Los Chupaductos", étaient venus trouver le journaliste à sa rédaction afin d’obtenir, contre paiement, que le journal ne publie pas une série d’articles qui les mettait en cause dans une affaire de contrebande d’essence. L’argent proposé était issu de ce trafic. Cette information, révélée dans le cadre d’une enquête diligentée par le ministère fédéral de la Justice, fait de Martin Rojas, leader des "Chupaductos", le principal suspect dans l’assassinat du journaliste. Celui-ci a pourtant été libéré sous caution.

 

Auteur : Henry Pulido Gómez 
Fonction : Reponsable de l’entreprise de construction Servicios Generales Sosa 
Type d'atteinte : Agression
Lieu : Pucallpa, région d’Ucayali , Pérou
Date : 4 janvier 2005
Etat de la procédure : Aucune procédure en cours
Nom et média de la victime : Román Tenazoa Secas, Radio Global Visión

Récit de l'affaire :
Le 30 décembre 2004, Pulido Gómez a été dénoncé, sur l’antenne de Radio Global Visión, par des employés de son entreprise. Ces derniers l’accusaient de ne pas avoir payé ses salariés. Le 4 janvier 2005, l’entrepreneur s’est rendu, vers 21 heures, dans les locaux de la radio pour passer à tabac le journaliste et le menacer de mort.

 

Auteur : Les frères Gilfor et Gib Alva Sotomayor 
Fonction : Fils du directeur de l’Université Los Angeles, de Pomabamba 
Type d'atteinte : Agression
Lieu : Pomabamba (région d’Ancash) , Pérou
Date : 29 janvier 2005
Etat de la procédure : Aucune procédure en cours
Nom et média de la victime : Fernando Valverde Lavado, du quotidien Ya

Récit de l'affaire :
Le journaliste s’est fait agresser en pleine rue, en présence de témoins. Les deux agresseurs ont tenté de le poignarder. Le journaliste a été transporté à l’hôpital. Il avait réalisé une enquête sur les irrégularités dans le fonctionnement de l’Université Los Angeles, de Pomabamba, dont le directeur s’appelle Joaquín Alva Fontenla. Ses deux fils, Gilgor et Gib, sont les agresseurs du journaliste.

 

Auteur : Pinedo Rolando et Fernández Rengifo Fernando 
Fonction : Fonctionnaires municipaux 
Type d'atteinte : Agression
Lieu : Yurimaguas , Pérou
Date : 2 mai 2005
Etat de la procédure : Aucune procédure en cours
Nom et média de la victime : José Antonio Simons Cappa, de la revue El Huinsho

Récit de l'affaire :
Le 2 mars 2005, deux fonctionnaires de la mairie d’Alto Amazonas (nord-est amazonien), Rolando Pinedo et Fernando Fernández Rengifo, ont sévèrement frappé José Antonio Simons Cappa, directeur de la revue El Huinsho, et lui ont arraché sa caméra. Le journaliste souhaitait filmer une réunion publique à laquelle participait le maire d’Alto Amazonas Leonardo Inga Vásquez. Le journaliste enquêtait depuis quelque temps sur l’implication du maire dans plusieurs affaires de corruption. Ce dernier a nié toute implication dans l’agression du journaliste.

 

Auteur : Boris Blanco Arcia 
Fonction : Ancien policier 
Type d'atteinte : Assassinat ou tentative d’assassinat
Lieu : Caracas , Venezuela
Date : 5 avril 2006
Etat de la procédure : Arrêté
Nom et média de la victime : Jorge Aguirre, El Mundo

Récit de l'affaire :

Le 5 avril 2006, Jorge Aguirre, conduit par son chauffeur Julio Canelón dans une voiture portant le logo du quotidien El Mundo, était venu couvrir la rénovation d’un stade, près duquel avait lieu une manifestation contre l’insécurité. Le véhicule de presse a été intercepté par un individu se prétendant de la police, dont la moto ne portait pas de plaque d’immatriculation. Julio Canelón n’a pas obtempéré, le “policier“ ne s’étant pas identifié. Jorge Aguirre est alors descendu du véhicule pour prendre des clichés. L’homme en uniforme est revenu sur ses pas et a ouvert le feu à trois reprises sur le journaliste qui a été atteint d’une balle au thorax. Au moment de tomber à terre, Jorge Aguirre a réussi à photographier son assassin en fuite. Transporté à l’hôpital universitaire voisin, il a rapidement succombé à sa blessure.

Le procureur général du Venezuela, Isaías Rodríguez, a annoncé, le 13 avril 2006, l’arrestation de l’assassin présumé de Jorge Aguirre, photographe du quotidien El Mundo, abattu par balles à Caracas le 5 avril. Il s’agit de Boris Blanco Arcia, 33 ans, un ancien policier à Caracas démis de ses fonctions en octobre 2005.

 

Auteur : Haque, Nurul 
Fonction : Leader du parti Jamaat-e-Islami 
Type d'atteinte : Menaces de mort
Lieu : Satkania , Bangladesh
Date : 6 mars 2005
Etat de la procédure : Aucune procédure en cours
Nom et média de la victime : Les journalistes qui ont écrit sur le parti Jamaat-e-Islami

Récit de l'affaire :

Nurul Haque, chef du parti Jamaat-e-Islami à Satkania (Sud-Est), a menacé de manière très virulente les journalistes qui écrivent sur son parti et a publiquement demandé de s’en prendre à eux.

 

Auteur : Hossain, Mofazzal 
Fonction : Officier de police 
Type d'atteinte : Enlèvement ou séquestration
Lieu : Khulna , Bangladesh
Date : 16 février 2005
Etat de la procédure : Arrêté
Nom et média de la victime : Club de la presse de Khulna

Récit de l'affaire :

Mofazzal Hossain, officier de police de Khulna (sud-ouest du pays), a été arrêté le 16 février pour sa complicité présumée avec des militants armés maoïstes auteurs de nombreux attentats, notamment contre le Club de la presse de la ville.

 

Auteur : Suman, Sayeed Hasan 
Fonction : Leader du parti politique Purba Bangla Communist Party (PBCP) 
Type d'atteinte : Attentat ou tentative d’attentat
Lieu : Khulna , Bangladesh
Date : 11 février 2005
Etat de la procédure : En cours d’instruction
Nom et média de la victime : Club de la presse de Khulna

Récit de l'affaire :

Le 11 février, un groupe extrémiste maoïste, le Purba Bangla Communist Party (PBCP), a revendiqué l’attentat à la bombe commis une semaine auparavant devant le Club de la presse de Khulna (sud-ouest du pays). La lettre déposée dans la boîte aux lettres du quotidien Purbanchal basé à Khulna était signée de Sayeed Hasan Suman. Elle indiquait que de nombreux journalistes étaient dans le collimateur du PBCP et risquaient de subir le même sort que Sheikh Belaluddin Ahmed.

 

Auteur : Talukder, Shahidul Alam 
Fonction : député et dirigeant local du BNP (Bangladesh Nationalist Party) 
Type d'atteinte : Agression
Lieu : Baufal , Bangladesh
Date : 12 août 2005
Etat de la procédure : Aucune procédure en cours
Nom et média de la victime : Manjur Morshed, ancien correspondant du quotidien Ajker Kagoj, en passe de devenir celui du Jugantor.

Récit de l'affaire :

Le 9 août 2005, au lendemain de la publication d’un article dans le quotidien national Jugantor le mettant en cause dans une affaire de corruption, Shahidul Alam Talukder a frappé Manjur Morshed après l’avoir fait venir de force devant lui avec l’aide d’une dizaine de ses hommes de main. Le président et le secrétaire général du Club de presse, présent lors de la bastonnade, ont été roués de coups alors qu’ils tentaient de s’interposer. Manjur Morshed a été relâché dans la nuit, couvert d’hématomes. Contacté par téléphone par Reporters sans frontières, Shahidul Alam Talukder a nié toute violence : « Je ne l’ai jamais battu. » Mais, après cette agression, ses partisans ont continué à menacer les journalistes de Baufal, en défilant devant le Club de la presse. Effrayés, de nombreux journalistes ont fui la ville. La police n’est pas intervenue pour défendre les journalistes. Un officier, Nur Muhammad, se serait rendu aux domiciles de plusieurs correspondants pour les menacer d’enregistrer de fausses plaintes contre eux s’ils continuaient à protester contre le député du BNP. Le député n’en était pas à son coup d’essai puisqu’il avait déjà agressé Al-Mamun, correspondant du Prothom Alo, Jitendranath Roy du quotidien Jugantor et Kamruzzaman Bachchu du quotidien Janakantha. Il avait également menacé plusieurs journalistes, dont Bachchu, de leur couper la main s’ils s’avisaient d’écrire des articles le mettant en cause.

 

Auteur : Uddin, Sultan Salah 
Fonction : Leader du parti politique Jubodal 
Type d'atteinte : Menaces de mort
Lieu : Chittagong , Bangladesh
Date : 12 mars 2005
Etat de la procédure : Pas d’information
Nom et média de la victime : Salek Nasir Uddin, du quotidien Sangbad

Récit de l'affaire :

Sultan Salah Uddin, un leader de la Jubodal, mouvement proche du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), a menacé de mort le correspondant du quotidien Sangbad, Salek Nasir Uddin, à Chittagong.

 

Auteur : Cheema, Aftab 
Fonction : Officier de police 
Type d'atteinte : Agression
Lieu : Lahore , Pakistan
Date : 16 avril 2005
Etat de la procédure : Aucune procédure en cours
Nom et média de la victime : Des dizaines de journalistes

Récit de l'affaire :

Le 16 avril 2005, Ahmed Mobeen et Aftab Cheema, respectivement SP Security Captain et SSP Operations de la police du Pendjab, étaient à la tête d’un contingent de 200 policiers présent à l’aéroport de Lahore pour assurer la sécurité lors du retour d’un leader de l’opposition, Asif Ali Zardari (PPP). Ils ont frappé des journalistes et endommagé leurs caméras et matériel de travail. Ahmed Mobeen a personnellement participé à l’opération et frappé un journaliste de la chaîne pakistanaise Geo TV, Mazhar Tufail.

 

Auteur : Mobeen, Ahmed 
Fonction : Officier de police 
Type d'atteinte : Agression
Lieu : Lahore , Pakistan
Date : 16 avril 2005
Etat de la procédure : Aucune procédure en cours
Nom et média de la victime : Des dizaines de journalistes

Récit de l'affaire :

Le 16 avril 2005, Ahmed Mobeen et Aftab Cheema, respectivement SP Security Captain et SSP Operations de la police du Pendjab, étaient à la tête d’un contingent de 200 policiers présent à l’aéroport de Lahore pour assurer la sécurité lors du retour d’un leader de l’opposition, Asif Ali Zardari (PPP). Ils ont frappé des journalistes et endommagé leurs caméras et matériel de travail. Ahmed Mobeen a personnellement participé à l’opération et frappé un journaliste de la chaîne pakistanaise Geo TV, Mazhar Tufail.

 

Auteur : Ambol, Norhan 
Fonction : Tueur à gages 
Type d'atteinte : Assassinat ou tentative d’assassinat
Lieu : Pagadian , Philippines
Date : 2 février 2005
Etat de la procédure : En cours d’instruction
Nom et média de la victime : Edgar Amoro

Récit de l'affaire :

Le 2 février 2005, Edgar Amoro, principal témoin du meurtre de son ami journaliste Edgar Damalerio, a été assassiné à Pagadian (île de Mindanao, sud du pays). Il bénéficiait du programme de protection des témoins du ministère de la Justice. Edgar Amoro est le deuxième témoin dans cette affaire éliminé. La police et les témoignages des proches d’Edgar Amoro ont permis d’identifier certains des responsables.

 

 
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